Bulgarie : à défaut d’avenir, luttons pour le passé

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En Bulgarie, septembre est la saison des grands débats, surtout s’il s’agit de la Seconde Guerre mondiale. La prise du pouvoir par les forces antifascistes dans la foulée de l’arrivée de l’Armée rouge à Sofia a-t-elle été un « putsch », comme la droite le répète, ou une « révolution libératrice » ? La querelle n’en finit pas, signe que la classe politique actuelle n’a plus grand-chose de neuf à proposer et préfère regarder vers le passé plutôt que l’avenir. Analyse.

Traduit par Chloé Billon « Le chemin vers la victoire », une exposition organisée par le Centre culturel russe à Sofia à l’occasion du 75e anniversaire de la victoire contre le nazisme, a déclenché un tempête diplomatique, des débats enflammés et même des manifestations. Elle aurait dû ouvrir le 9 septembre. Or, la veille du vernissage, le ministère bulgare des Affaires étrangères a publié une communication accusant la Russie d’ingérence dans la politique intérieure bulgare. Et pourquoi donc cette célébration de la défaite du nazisme est-t-elle vécue comme une ingérence malvenue ? Parce que le 9 septembre 1944 est la date de l’arrivée au pouvoir (...)

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