Bulgarie : impossible vérité sur le communisme ?

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Ignorance massive des jeunes générations, nostalgie qui revient en force et omniprésence des anciens agents de la Sécurité d’État qui ont préempté le débat sur le passé récent du pays... Sera-t-il un jour possible de tenir un discours de vérité sur la période communiste ? Sa récente inscription dans les programmes scolaires risque de ne pas changer grand chose. Une analyse à charge.

Traduit par Jaklina Naumovski Parmi les paradoxes de la transition bulgare, celui-ci devrait figurer en bonne place : dans notre pays, l’histoire n’est pas écrite par les gagnants, mais par les vaincus. Bien que le régime communiste soit tombé en 1989, son histoire est toujours écrite par ses héritiers politiques. Aidés par le temps qui s’est écoulé, ces derniers parviennent à contrôler le travail de mémoire, imposant leur vision du bilan de cette période de l’histoire bulgare. Peu à peu, la colère sociale accumulée par tous ceux qui n’était pas au parti a cédé la place à une certaine forme de nostalgie socialiste. Cela s’est produit à la suite (...)

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