Bosnie-Herzégovine : à Mostar, « on ne veut plus être otages du passé »

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Après le suicide en direct de Slobodan Praljak au TPIY et les lourdes condamnations confirmées en appel contre les dirigeants croates d’Herzégovine, les tensions communautaires semblaient de nouveau au plus haut à Mostar. Mais dans la ville symbole des divisions en Bosnie, on veut surtout se tourner vers l’avenir. Et refermer, enfin, les plaies de la guerre.

Par Jelena Prtorić Le ciel est gris, un fin brouillard enveloppe les collines qui ceinturent la ville. Dans les rues, les rares passants se voûtent sous leurs parapluies pour affronter la pluie battante. Mostar est paisible en ce vendredi d’hiver. On en oublierait presque qu’il y à peine deux semaines, la ville s’est retrouvée au cœur des polémiques, après le verdict des juges de La Haye contre les six responsables politiques et militaires des Croates d’Herzégovine et après le suicide en direct de Slobodan Praljak. De nombreux Croates ont alors convergé vers la cathédrale de Mostar pour allumer des cierges et prier pour les condamnés. Une (...)

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