Les anciens détenus des camps croates de Bosnie-Herzégovine vont demander des dommages à Zagreb

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C’est une conséquence du verdict rendu en appel par le TPIY contre les anciens dirigeants croates d’Herzégovine. En reconnaissant la participation de Zagreb à une « entreprise criminelle commune » commise en Bosnie-Herzégovine, va-t-il permettre aux anciens détenus des camps du HVO de réclamer des dommages et intérêts à l’État croate ?

Par Selma Boračić-Mršo Existe-t-il une base légale pour contraindre la Croatie à indemniser les victimes des exactions commises dans l’entité sécessionniste croate d’Herceg-Bosna entre 1992 et 1994 ? C’est une des questions que soulève le verdict du procès en appel de Prlić et consorts, rendu le 29 novembre, qui a confirmé la participation directe de la Croatie de Tuđman à une « entreprise criminelle commune » commise en Bosnie-Herzégovine. Amer Đulić, originaire de Stolac, alors mineur, est resté en captivité 238 jours. Il a d’abord été détenu à l’hôpital Kostanje de Stolac, sous le contrôle du Conseil de défense croate (HVO), puis il a été (...)

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