Guerre de Bosnie : la Croatie ne veut pas entendre parler d’« entreprise criminelle commune »

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Mercredi 29 novembre, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a jugé que l’État de Croatie avait directement soutenu les milices croates responsables du nettoyage ethnique commis contre les Bosniaques en Herzégovine. Ce que rejettent les autorités de Zagreb, qui jurent que le pays voulait « préserver l’unité » de la Bosnie-Herzégovine et pointent la responsabilité de la Serbie.

Par Siniša Bogdanić Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a confirmé le 29 novembre les peines prononcées en première instance pour les six anciens dirigeants de la République croate d’Herceg Bosna. En tout, les juges de La Haye ont prononcé 111 années de prison pour des crimes de guerre perpétrés sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine, dont 20 pour Slobodan Praljak, qui s’est suicidé en avalant une capsule de poison juste après le verdict. Cette issue spectaculaire au procès était d’autant plus inattendue que l’ancien général du Conseil de défense croate (HVO) s’était de lui-même rendu en 2004. Les années de (...)

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