Turquie : les buffles d’Ozan Atalan et l’urbanisation galopante d’Istanbul

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Son exposition intitulée « Monochrome » était l’une des plus marquante de la 16e édition de la biennale d’art contemporain d’Istanbul, qui se déroulait du 14 septembre au 10 novembre dernier. En prenant pour sujet les buffles d’eau chassés du nord d’Istanbul par l’urbanisation galopante de la métropole turque, le plasticien Ozan Atalan interroge les « liens vitaux » que l’art peut entretenir avec l’écologie. Rencontre.

Propos recueillis par Claire Corrion. CdB : Selon vous, en quoi l’art peut-il contribuer à sensibiliser aux problèmes écologiques ? O.A. : En tant qu’artiste et spectateur, je suis à la recherche d’un changement de perception non-dicté, d’une déviation par rapport à la perception traditionnelle, pour pouvoir critiquer ce que nous savons déjà ou ce que nous pensons savoir. Je suis enthousiaste à l’idée de créer et de voir des œuvres qui donnent vie, inspirent, créent de l’expérience et vous invitent à réfléchir et à ressentir le vrai savoir. La prise de conscience des problèmes écologiques ou de tout autre sujet repose principalement sur la vision (...)

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