Propriétaire d’un modeste bureau de change à Zemun, dans la banlieue de Belgrade, ouvert en 2008, il est devenu la quinzième personnalité la plus influente en Serbie, du moins selon les affirmations de Blic en avril dernier. « Un visionnaire socialement responsable », affirmait même ce quotidien alors pro-régime, à propos de Davor Macura, propriétaire d’Alta Banka, né en 1981 ou 1983, selon les sources, dans la ville croate de Rijeka. Mais désormais, sa chute est actée : sa banque s’est vue retirer son agréement et il a été arrêté le 2 novembre.
En 2014, sa micro-entreprise Alta, avec un capital social de 1000 dinars, soit moins de dix euros, passait à un statut de société. Au moment de son arrestation, le 2 novembre, le capital social du groupe Alta Pay s’élevait à plus de 106 millions d’euros. À titre de comparaison, c’est plus que le capital social de la société chinoise Hbis, propriétaire de l’aciérie de Smederevo, ou celui de l’allemande Bosch en Serbie.
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