Funky Citizens est une ONG créée en 2012 qui mène à travers la Roumanie des activités d’éducation civique et de lutte contre la désinformation. Elle est à l’origine du site de fact-checking Factual et du Buletin de Bucuresti, média d’actualité et d’investigation. Rencontre avec Ana Mocanu, directrice exécutive, qui livre son analyse de la société roumaine.
Courrier des Balkans (CdB) : Être activiste en Roumanie dans le contexte actuel, ça ressemble à quoi ?
Ana Mocanu (A. M.) : C’est certainement moins dur que par le passé. Notre démocratie est relativement jeune et après 1989, les gens ont eu besoin de temps pour s’habituer à certains concepts comme ceux de société civile ou d’activisme. Encore en 2017-2018, lors des grandes manifestations, il y avait des attaques directes de la part des responsables politiques. Alors je dirais que la situation est meilleure aujourd’hui, même si c’est encore assez difficile. Il y a une hostilité envers les fact-checkers notamment. L’extrême droite ne cesse de répéter que nous censurons le peuple, que des forces étrangères nous contrôlent, etc., alors on reçoit pas mal de haine en ligne. Mais je crois que cela reflète surtout une frustration dans la société et le besoin de trouver un bouc-émissaire.
Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.
le premier mois puis 8€ par mois
Je m'abonneRésiliable à tout moment en quelques clics
- Un journal 100% indépendant
- Accédez à des fonctionnalités exclusives
- Explorez +25 ans d’archives sur les Balkans
Vous avez déjà un compte ? Se connecter



