La diaspora serbe se mobilise pour participer aux élections législatives anticipées du 25 octobre prochain. Elle a organisé des rassemblements de soutien aux étudiants qui mènent la vague de rébellion depuis bientôt deux ans, en Europe, en Amérique du Nord, et même jusqu’en Australie, elle a aidé financièrement, communiqué avec la communauté internationale, hébergé ceux qui se sont rendus à vélo pour plaider leur cause à Bruxelles et à Strasbourg, et elle veut désormais faire partie du processus politique au pays. Avec détermination, malgré tous les obstacles qu’oppose le régime.
Ainsi, 106 000 électeurs se sont enregistrés pour voter à l’étranger, contre seulement 40 000 en 2023, mais certains ne pourront pas exercer leur droit citoyen en raison des bâtons dans les roues mis par les institutions compétentes. En effet, le ministère des Affaires étrangères, celui de l’Administration publique et des collectivités locales ainsi que la Commission électorale (RIK) ont décidé la semaine dernière de n’ouvrir que 93 bureaux de vote dans le monde, ce qui exclut près de 30 pays où vivent des citoyens serbes. Par contre, en Bosnie-Herzégovine, onze nouveaux bureaux de vote ont été ouverts, soit un total de 28, alors que les Bosniens qui ont la nationalité serbe votent traditionnellement pour le pouvoir en place.
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