Aleksandar Vučić a tenu à démontrer sa toute-puissance au moment de démissionner : « Malgré l’avis d’une partie de la commission et celui de divers services de la République de Serbie, notamment les services de sécurité, j’ai décidé de gracier 49 personnes, dont 23 en lien avec les terribles événements que nous avons traversés au cours de l’année et demie écoulée ». Sa décision, a-t-il estimé,« contribuera à l’apaisement et à une meilleure compréhension entre tous ».
Par « terribles événements » , le président, qui a annoncé sa démission le 27 septembre pour mieux prendre part aux élections législatives du 25 octobre, fait référence sont la contestation menée par des étudiants depuis l’effondrement de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024. Ces derniers sont qualifiés par le pouvoir de « terroristes » et « de traîtres manipulés par l’étranger », désireux de mener une « révolution de couleur ».
Douze des personnes graciées font partie de ce que l’ancien président désigne comme le « groupe de Novi Sad ». Il s’agit d’activistes du Mouvement pour les citoyens libres (PSG) et du groupe STAV, accusés d’avoir voulu « renverser l’ordre constitutionnel ». La veille du rassemblement historique du 15 mars 2025 à Belgrade, ils ont été accusés d’une tentative présumée de renverser l’ordre constitutionnel en Serbie. Six d’entre eux ont été arrêtés et jetés en prison, cinq autres étaient à l’étranger, où ils demeurent encore aujourd’hui. Un mandat d’arrêt a été émis à leur encontre.
Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.
le premier mois puis 8€ par mois
Je m'abonneRésiliable à tout moment en quelques clics
- Un journal 100% indépendant
- Accédez à des fonctionnalités exclusives
- Explorez +10 ans d’archives sur les Balkans
Vous avez déjà un compte ? Se connecter



