La culture, c’est pas de la confiture

Kosovo : comment les habitants de Prizren ont réussi à sauver leur cinéma

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La mairie de Prizren voulait s’en débarrasser, mais la mobilisation populaire l’en a empêché. Le cinéma Lumbardhi, haut lieu de la culture locale, ne deviendra pas un centre commercial ou un parking. Classé monument historique, il rouvrira ses portes le 23 mai, transformé en un centre culturel polyvalent. Entretien avec Ares Shporta, l’un des jeunes activistes qui a initié ce sauvetage inespéré.

Par Jovana Papović CdB : Comment vous-êtes vous organisés pour combattre la privatisation ? Comment avez-vous réussi à faire classer le Lumbardhi comme monument historique appartenant au patrimoine culturel de la ville ? A.S. : L’annonce de la privatisation est arrivée quelques semaines avant le festival en 2014. C’était la première fois depuis 2007 que le destin du cinéma était réellement menacé. Un petit nombre d’habitants de Prizren se sont réunis avec des responsables du festival pour réfléchir à une stratégie pour défendre le lieu. Très vite, ce qui n’était qu’une petite protestation s’est transformé en une véritable manifestation de (...)

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