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Roumanie : les effets pervers de la chasse aux agents de la Securitate

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La Commission chargée de l’étude des archives de la Securitate a rendu publique le 16 octobre 2003 une toute première liste d’officiers de la Securitate. 33 noms publiés dans le Moniteur officiel et repris dans la presse roumaine. Cette liste est une victoire de l’aile « civique » représentée par les intellectuels Andrei Plesu, Mircea Dinescu et Horia Roman Patapievici sur ceux qui souhaitent encore conserver le secret sur cette période sombre de l’histoire roumaine. Pour l’initiateur de la « Loi d’accès aux dossiers » (n°187/1999), Constantin Ticu Dumitrescu, ces quelques noms si difficilement sortis de la naphtaline ne font qu’une goutte d’eau dans un océan de mensonge.

Par Sabina Fati L’agitation souterraine des services secrets, l’activité intense observée à l’ORNISS (Office du Registre National pour les Informations Secrètes d’État), ainsi que les déclarations hâtives des membres des commissions spéciales du Parlement sont déterminées par le rapport que la Roumanie doit présenter cette semaine devant le Comité pour la Sécurité de l’OTAN. Bucarest doit prouver notamment que la Roumanie a renoncé aux services des agents de la Securitate de Ceausescu. Les déclarations faites par les officiels de l’Alliance après les scandales qui ont eu lieu en Slovaquie et en Bulgarie, pays où des officiers supérieurs qui avaient (...)

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