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Monténégro : sexe, mensonge d’État et polémique politique

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L’affaire de trafic d’êtres humains n’en finit pas de secouer le Monténégro. Ana Vukovic, la juge en charge du dossier, est sommée de fournir les preuves des accusations qu’elle a lancé contre les services secrets, qui l’auraient placée sous surveillance.

Le Premier ministre Milo Djukanovic a mêlé sa voix au chœur qui s’élève contre les plaintes de la juge Ana Vukovic, qui accuse les services secrets d’avoir essayé d’arrêter son enquête. Le 12 novembre, le Premier ministre a expliqué aux journalistes : « je comprends pourquoi la juge Ana Vukovic a l’intention de prouver ce qu’elle affirme, mais j’espère qu’une telle preuve n’existe pas. Je ne pense pas que les services de sécurité monténégrins puissent s’en prendre à une juge, à un responsable de l’État, ou bien à quelque citoyen que ce soit pour des raisons politique ». Les services de sécurité ont eu une réaction moins mesurée, en menaçant de poursuivre la juge (...)

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