Korrieri

L’Albanie s’enlise dans la crise politique

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De vendredi 20 à dimanche 22 novembre, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Tirana sous les fenêtres du Premier ministre. Emmené par l’opposition socialiste, ce mouvement populaire réclame le recomptage des votes du 28 juin 2009. Le Premier ministre s’y oppose fermement, arguant que les instances internationales ont validé le scrutin. Pourtant, le doute soulevé par l’opposition et son refus de siéger au Parlement remettent en cause la légitimité du gouvernement actuel. Faut-il rouvrir les urnes pour éviter la crise politique ?

Par Mustafa Nano L’opposition albanaise avait préparé depuis longtemps sa démonstration de force sur le boulevard « Les Martyrs de la Nation » qui aura duré trois jours, du vendredi 20 au dimanche 22 novembre 2009. Or, elle s’est trompée sur un point : elle a instillé l’idée que le gouvernement Berisha serait renversé ces jours-ci. Pourra-t-elle y parvenir ? Non, absolument pas. Les dirigeants socialistes et ceux des autres partis de l’opposition ne l’imaginaient sans doute pas. Le recomptage des voix, une revendication populaire L’objectif doit être ailleurs (et réalisable, celui-là) : montrer à la diplomatie internationale, c’est-à-dire à (...)

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