Croatie : le théâtre d’ombres de la démocratie et la disparition de la gauche

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Le décor est planté, les rôles sont distribués pour les élections de dimanche. A gauche, le SDP du Premier ministre Zoran Milanović, à droite, le HDZ. Pourtant, bien peu de choses différencient les programmes des deux partis, et beaucoup d’électeurs, notamment ceux des classes populaires les plus fragilisées, risquent, une fois de plus, de bouder « la grande fête de la démocratie ». Analyse.

Par Marko Kostanić L’un des lieux communs de la critique des régimes du « socialisme réel » était leur caractère hypocrite. Ils se proclamaient « gouvernement du peuple » ou « des travailleurs », mais les procédures démocratiques n’étaient là que pour le décor. Un consensus hypocrite général régnait : tous savaient, mais l’illusion était maintenue afin d’éviter l’effondrement du système, et les gens craignaient de la dévoiler sous peine de représailles du régime « totalitaire ». Ces critiques étaient adressée depuis la supériorité autoproclamée de la « démocratie libérale ». Or, cette dernière a également besoin, pour conserver sa position privilégiée, (...)

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