Cinéma au Kosovo : la Maison d’Aga, une « belle prison » de femmes meurtries

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Avec « La Maison d’Aga », la réalisatrice kosovare Lendita Zeqira, signe son premier long-métrage. Elle nous plonge dans un monde sans hommes, celui de cinq femmes qui partagent leur passé douloureux en pleine campagne, au milieu de nulle part, sous le soleil du Kosovo. Rencontre.

Par Nerimane Kamberi Lecture Un refuge de femmes au milieu de nulle part. C’est le décor choisi par la réalisatrice Lendita Zeqiraj pour parler de la violence faite aux femmes. Shpia e Agës (« La Maison d’Aga ») nous fait pénétrer dans un gynécée perdu en pleine campagne kosovare, là où les rires sont trompeurs, où le bonheur n’est pas dans le pré. Pourtant, au début, c’est un garçon (interprété par Arti Lokaj) qui apparaît. Le « seul homme » dans cette maison de femmes meurtries. C’est à travers les yeux de ce gamin que nous entrons dans ce foyer tantôt refuge, tantôt « asile d’aliénés », ce que la réalisatrice appelle « cette belle prison (...)

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