Bosnie-Herzégovine : Sarajevo, de l’enfer du siège à la fin du cauchemar

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Quand la guerre a éclaté en Bosnie-Herzégovine, Srđan Mandić était un ado fan de rock. La vie de ce Serbe de Sarajevo basculera à jamais. Le cauchemar terminé, il reprendra ses études, avant de s’engager en politique, devenant maire de l’arrondissement Centre de la capitale. Portrait.

Par Milica Čubrilo-Filipović « J’étais un jeune homme arborant un T-shirt des Rolling Stones et je portais des baskets aux pieds lorsque la guerre a éclaté », témoigne Srđan Mandić, un Serbe qui n’a jamais quitté Sarajevo. « Quelques mois auparavant, ma génération venait de passer le bac. Beaucoup d’entre nous se sont inscrits dans des Facultés techniques, parce que cela permettait de reporter le service militaire, et on sentait bien que les tensions étaient à leur comble. En mai 1991, l’Armée populaire yougoslave (JNA) m’a appelé. Elle faisait des listes et appelait les Serbes en premier. Je n’ai pas répondu. Les examens terminés, j’ai passé le (...)

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