Bosnie-Herzégovine : Sarajevo, du siège à aujourd’hui, au volant d’un taxi

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Haris Bjelak avait 28 ans lorsque le siège de Sarajevo a commencé. Il garde un goût amer de la guerre et dénonce la manière dont les nationalistes se sont emparés du pouvoir. Au volant de son taxi, il raconte « son » Sarajevo, celui dont il est fier et qui n’a pas complètement disparu.

Par Milica Čubrilo Filipović La plupart des Serbes ne sont pas revenus après le siège, de même que les Croates. De fait, la population de Sarajevo est aujourd’hui à plus de 80% Bosniaque musulmane. Les enfants des familles citadines de Sarajevo sont partis à l’étranger, tandis que les Bosniaques chassés des zones désormais contrôlées par les Serbes s’y sont installés en masse. « On pourrait malgré tout continuer à vivre ensemble, entre Bosniaques, Serbes, Croates et les ’autres’, ceux qui ne veulent appartenir à aucune catégorie, si les dirigeants politiques cessaient de tirer profit des divisions et d’ignorer la volonté des citoyens », estime (...)

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