Bosnie-Herzégovine : l’Université ouvrière de Tuzla, des bancs dans les usines

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Travail, justice sociale, redistribution des richesses, droits des travailleurs... Autant de sujets, toujours évacués du débat public monopolisé par les nationalistes, qui sont au cœur des préoccupations de l’Université ouvrière de Tuzla, Bosnie-Herzégovine. Reportage.

Par Aline Cateux Si la Bosnie-Herzégovine est aujourd’hui un pays désindustrialisé, grignoté par la corruption, le clientélisme et les privatisations illégales, elle a été, durant la période yougoslave, un fleuron industriel de la Fédération, la République ouvrière par excellence. Tuzla, la grande ville du nord-est du pays, rassemblait des industries chimiques, des mines, des fabriques de meubles, des entreprises d’électricité. Ville rouge, ouvrière, industrielle, Tuzla a en outre longtemps bénéficié d’une aura de ville antifasciste, non-nationaliste, résistante... Un peu comme Sarajevo qui, elle, vit depuis 25 ans sur son image aujourd’hui (...)

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