Triple meurtre en Croatie : Split et le mythe de la « ville sauvage »

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Un triple meurtre a endeuillé la ville de Split, samedi 11 janvier : un jeune homme de 25 ans a tué trois supposés dealers. Tandis que se multipliaient des groupes de soutien au meurtrier, Filip Zavadlav, des régiments d’analystes se sont rués sur Split, comme s’il s’agissait « d’une ville taillée sur mesure pour le journalisme à sensation, la sociologie à deux balles et l’indignation petit-bourgeoise ». Analyse.

Traduit par Nikola Radić Les premières heures qui ont suivi le triple meurtre de samedi dernier à Split ont été marquées par une cacophonie générale. Des informations en tous genres circulaient sur les réseaux sociaux, les médias reprenaient chaque source qui révélait de « nouveaux détails », faute d’informations fiables venant de la police. Si les raisons de ce chaos sont à chercher dans la nature choquante de l’événement et dans l’immédiateté médiatique contemporaine, cet insensé chaos analytique n’en est pas moins révélateur de l’image bien particulière de la ville. En effet, Split est dotée d’un « statut sociologique » paradoxal : la capitale (...)

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