Serbie : « Vučić n’est qu’un symptôme, la société est malade »

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Le mouvement de contestation #1od5miliona qui s’étend depuis deux mois a déjà profondément changé la Serbie, mais comment formuler une alternative politique, alors que les partis d’opposition sont totalement discrédités ? Entre nationalisme, manipulations politiques et réveil civique, les explications de l’historienne Dubravka Stojanović.

Traduit par Milica Čubrilo-Filipović N. : Depuis des décennies, toute la vie politique serbe tourne autour du Kosovo, mais si cette question était enfin réglée, quelle nouvelle carte les autorités pourraient-elles jouer ? D.S. : Sur ce point, ce n’est pas le sujet qui est important, en l’occurrence le Kosovo, mais une manière de gouverner. C’est un système qui vise en permanence à détourner l’attention des citoyens en mettant en avant un sujet, et en expliquant que le pays ne pourra rien faire tant que cette question ne sera pas réglée. On finit par se retrouver hypnotisé par ce problème, ce qui permet au pouvoir d’endormir tout le problème (...)

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