Réfugiés dans les Balkans : le juteux business des passeurs

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Cinq à six milliards de dollars : c’est ce que gagneraient chaque année les réseaux de passeurs en Europe sur le dos des migrants et des réfugiés. Pour combattre le phénomène, il ne sert à rien de construire des murs, il faut au contraire ouvrir des corridors pour ceux qui ont droit à l’asile.

Par Jesse Chase-Lubitz À Velika Kladuša, une ville au nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, on estime que 50 à 100 personnes sont refoulées chaque jour après avoir tenté de franchir la frontière croate, explique Marc Pratllusa, responsable de No Name Kitchen, une ONG qui aide les migrants et les réfugiés de la ville. Le 1er août, un homme est revenu de la frontière avec de grandes zébrures rouges sur le dos, comme s’il avait été fouetté. « Je n’avais jamais vu cela avant », commente l’humanitaire. Une semaine plus tard, une Iranienne est revenue avec des traces de coups et des égratignures sur tout le corps. Elle avait tenté de franchir la (...)

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