Privatisation et faillite industrielle en Croatie : d’abord perdre son emploi, puis son logement

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À Šibenik, les appartements des ouvriers serbes de TLM ayant fui pendant la guerre ont été attribués à des ouvriers croates. Une situation qui n’a rien d’exceptionnel, mais qui a finalement tourné au désavantage des ouvriers serbes comme croates.

Par Igor Lasić Bombe sociale amorcée à Šibenik, explosion attendue le 19 septembre : 43 appartements appartenant à l’Usine de métaux légers (TLM), qui est en faillite, seront mis aux enchères avec à la clé l’expulsion de toutes les familles n’ayant pas les moyens de racheter leur logement, d’une valeur comprise entre 10 à 40 000 euros. Ce qui est le cas de quasiment tous les habitants actuels, conjoints ou enfants des anciens ouvriers de TLM, souvent âgés de plus de 60 ans. Ils ont emménagé dans les années 1990, d’abord en tant que « gardiens d’appartement », puis comme locataires, avant de voir leur situation menacée avec les déboires de (...)

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