Mauvais traitements et corruption : l’affaire Pazarić révèle les maux de la Bosnie-Herzégovine

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Des enfants attachés à leur lit ou à des radiateurs au sein de l’Institut psychiatrique de Pazarić : ces images ont fait l’effet d’une bombe en Bosnie-Herzégovine. Ces violences ne sont pourtant qu’une conséquence de la corruption qui gangrène les institutions publiques et de la faillite du système de santé bosnien. Analyse.

Par Aline Cateux Le 20 novembre, jour anniversaire de la Déclaration des droits de l’enfant (1959), Sabina Čudić, députée de Sarajevo (Naša Stranka), a rendu publiques des photos prises à l’intérieur de l’Institut psychiatrique de Pazarić. Ces images montrent de petits pensionnaires attachés à leur lit, à des radiateurs, certains portant des camisoles de force... Sabina Čudić a expliqué que les enfants restaient attachés jusqu’à 14 heures par jour et qu’ils recevaient des traitement médicamenteux inadaptés pour leur âge. Elle a exigé le vote d’une motion pour demander la fermeture immédiate de l’Institut, assurer la prise en charge des (...)

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