Turquie : la timide renaissance de la communauté grecque de Gökçeada

| |

Les tensions entre Athènes et Ankara ont toujours pesé sur le destin de la minorité grecque de Turquie. Face à la répression, de nombreuses familles ont préféré émigrer, mais ces dernières années, le balancier s’inverse. La crise grecque et les facilités administratives accordées par la Turquie encouragent certain·e.s à revenir sur leurs terres natales. Reportage sur l’île égéenne de Gökçeada (Imvros).

Par Selin Kaya La solidarité communautaire a bien fonctionné et l’établissement espère de nouvelles inscriptions l’an prochain grâce au bouche-à-oreille. La plupart des professeur.e.s séduit.e.s par le projet viennent de Grèce, comme Dimitri, souriant professeur de physique, originaire de la ville de Xanthi, en Thrace grecque. S’il est mieux payé qu’en Grèce, le salaire n’est pas la seule raison de son installation. « Je ne suis pas Roum, mais j’ai grandi dans une ville où il y avait beaucoup de turcophones. J’étais donc familiarisé avec la langue. Nous avons décidé de venir nous installer à Imvros en famille pour avoir une meilleure qualité de (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous