La Grèce, nouvelle terre d’exil pour les Turcs anti-Erdoğan

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En 2016, la Grèce a enregistré près de 1000 demandes d’asile de ressortissants turcs, contre 43 l’année d’avant. Depuis le coup d’État manqué, de plus en plus d’opposants au Président Erdoğan franchissent l’Evros pour retrouver la liberté d’agir et de penser. Malgré la crise économique qui freine leur intégration.

Par Marina Rafenberg Burak Baysun a quitté Istanbul en février dernier. À 31 ans, il a décidé de s’installer à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, avec sa compagne italienne. Peut-être qu’il repartira « dans quelques mois » vers une autre destination européenne, mais « vu la situation politique », il n’envisage pas « de retourner en Turquie pour l’instant ». Chercheur en sociologie, proche de la gauche radicale, Burak a notamment travaillé avec sa femme à la frontière syrienne et écrit sur la communauté arménienne d’Antioche. « Les deux dernières années ont été très dures, je me sentais en danger », avoue le trentenaire. « J’aurais pu rester (...)

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