Roumanie : plagier son doctorat pour mieux devenir ministre

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Et de trois. Après le ministre de la Recherche et le Premier ministre lui-même, c’est le ministre de l’Éducation Sorin Cîmpeanu qui s’est fait pincer pour plagiat. Sous la pression, il a fini par démissionner. Une exception dans un pays où plagier reste un délit politiquement récompensé.

Par Florentin Cassonnet Il a d’abord joué la victime ciblée par des « attaques injustes et infondées », assurant qu’à travers lui, c’était la réforme de l’éducation qu’il avait portée qui était visée. Puis Sorin Cîmpeanu a tenté d’expliquer aux Roumains qu’il ne s’agissait pas de plagiat, comparant les 93 pages de cours universitaires qu’il a reprises en son nom au « mode d’emploi d’une machine à café » (lequel n’est pas régi par les droits d’auteur, donc ne peut être plagié)... Puis il a fini par démissionner de son poste de ministre de l’Éducation le 29 septembre, trois jours après les révélations de la journaliste d’investigation Emilia Șercan. Dans son (...)

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