Espace post-yougoslave : « accepter la défaite de la gauche et résister comme les partisans »

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Le nationalisme est plus fort que jamais dans les Balkans, et l’intégration européenne, sans cesse repoussée ne sauvera pas la région de ses démons. Pour l’historien Dragan Markovina, les forces de gauche doivent résister, en faisant un travail « d’éclaireur ». Sans jamais céder face à l’agenda ultraconservateur, qui voudrait aujourd’hui redessiner les frontières. Interview.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Dragan Markovina est un historien croate originaire de Bosnie-Herzégovine. Il a été le président du parti de la Nouvelle gauche (Nova Ljevica), un mouvement aujourd’hui membre de la coalition de la Gauche verte. Monitor (M.) : Dans vos interviews, vous estimez que le nationalisme est l’idéologie dominante en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et en Croatie. Zagreb est entrée dans l’Union européenne (UE) en 2013, Sarajevo et Belgrade sont candidats à l’intégration. Cela signifie-t-il que l’UE ne pourra pas affranchir l’espace post-yougoslave de la domination de ce courant d’idées ? Dragan (...)

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