Déconfiture en Serbie : les pruneaux de la misère

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Quelques centimes le kilo de prunes dénoyautées : la Serbie pourrait être le verger de l’Europe, mais il n’est pas facile de placer ses confitures sur un marché saturé, tandis que la production de fruits séchés n’est rentable qu’en versant des salaires de misère aux saisonniers.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Željko Ćosić produit des confitures à Valjevo depuis quinze ans, et il a créé sa propre entreprise au début de l’année 2020. « Il faut au moins 5000 euros pour démarrer une sérieuse production de confiture, mais les investissements peuvent monter jusqu’à 500 000 euros. [...] J’ai investi près de 50 000 euros dans les équipements qui me permettront de respecter les normes sanitaires. Pour démarrer l’activité, j’ai aussi payé entre 1000 et 2000 euros de taxes à l’État », énumère-t-il. Le plus grand problème de tout producteur est de placer ses produits sur le marché, mais avoir des clients (...)

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