Bulgarie : Kapka Kassabova, une écrivaine à la lisière

| |

Dans son dernier roman, Lisière, Kapka Kassabova arpente les frontières entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie, dans les forêts où les tribus thraces creusaient la terre à la recherche d’or, dans les vallées que les naufragés du bloc de l’Est tentaient de remonter pour passer à l’Ouest, dans les villages où l’on célèbre le feu et les sources. Les légendes répondent aux récits tragiques de ces populations des marges cent fois mélangées, les destins se rejoignent dans le même torrent de l’histoire balkanique... Rencontre.

Écrivaine et poétesse, Kapka Kassabova est née en Bulgarie en 1973, un pays qu’elle a quitté avec ses parents au début des années 1990 pour la Nouvelle-Zélande puis l’Écosse. Salué par la critique internationale, Lisière, est déjà traduit dans une quinzaine de langues et vient de sortir en français aux éditions Marchialy. Kapka Kassabova sera présente le 28 février au festival Effractions. Le Courrier des Balkans (CdB) : Quelle est votre définition du mot « identité » ? Kapka Kassabova (K.K.) : C’est un mot courant, mais très mal utilisé. C’est un mot politisé, mais qui renferme des expériences humaines pleines de paradoxes. En théorie, l’identité devrait (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous