Bosnie-Herzégovine : en Republika Srpska, « la clique criminelle au pouvoir doit partir »

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Depuis plusieurs semaines, la Republika Srpska (RS) est en ébullition, des manifestations quotidiennes demandent que tout la vérité soit faite sur le meurtre d’un jeune de 21 ans. À la tête du mouvement de protestation, l’ONG ReStart et l’un de ses fondateurs, Stefan Blagić, qui appellent à une prise de conscience des citoyens de Bosnie-Herzégovine. Avec un objectif, faire quitter le pouvoir aux hommes politiques autoritaires et corrompus qui dirigent l’entité.

Propos recueillis par Edin Barimac O. : Vous parlez de choses très sensibles. Avez-vous peur et avez-vous déjà reçu des menaces ? S. B. : Des sources proches du ministère m’ont informé qu’en raison de mes déclarations publiques, j’avais franchi la ligne rouge et qu’il serait préférable que je me retire un moment à l’étranger, ce que j’ai fait. Cette ligne rouge, c’est justement parler des meurtres, des crimes du pouvoir... Milan Vukelić avait averti l’opinion en 2007 de ce qui pouvait lui arriver. Personne ne l’a écouté et il a finalement été tué. Il n’y a rien d’autre à faire que de lutter contre ce système, car si nous abandonnons maintenant, (...)

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