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Voïvodine : l’enseignement bilingue, une chance ou un piège pour les minorités ?

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Souvent, les enfants des minorités nationales de Voïvodine, uniquement scolarisés dans leur langue maternelle, parlent mal le serbe, ce qui peut s’avérer handicapant pour la poursuite d’études supérieures. L’enseignement bilingue pourrait représenter une solution, appréciable également pour les enfants des couples mixtes. Toutefois, les représentants des minorités craignent le risque d’une « assimilation culturelle ».

Arabela Lašu est en troisième année d’études universitaires, mais elle passe encore ses examens à l’aide d’un dictionnaire serbe-hongrois. « C’était assez difficile au début, puisque je ne connaissais pas la langue. Je ne comprenais pas ce que les professeurs disaient, je devais sans cesse me servir du dictionnaire, c’était très difficile. Je viens d’un village où ne vivent presque que des Hongrois », explique-t-elle. Arabela ajoute qu’elle aurait souhaité apprendre le serbe bien plus tôt, mais à l’école primaire de sa petite ville de Csantavér/Čantavir, près de Subotica, on ne parle que le hongrois. C’est la raison pour laquelle le (...)

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