Ukraine : pourquoi la minorité roumaine ne croit guère à la « révolution »

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Rares sont les minorités d’Ukraine, exception faite des Tatars de Crimée, qui soutiennent ardemment le mouvement de contestation actuel. Les roumanophones, une communauté de 400 000 personnes installée en Bucovine et dans le sud de la Bessarabie historique, sont ainsi partagés entre soutien au pouvoir en place, que celui-ci a su monnayer, et attrait pour l’Europe, qui permettrait un rapprochement avec la « mère-patrie » roumaine.

Par Julia Beurq A Tchernivtsi (Cernauți en roumain), tout à l’ouest de l’Ukraine dans la région historique de la Bucovine, à 40 kilomètres de la frontière roumaine, le froid a calmé les ardeurs des activistes et la situation s’est apaisée depuis la semaine dernière. Depuis le vendredi 24 janvier, les militants de l’opposition occupent l’administration centrale et l’ont vidée de ses fonctionnaires. Retrouvez notre dossier : Crise en Ukraine : le spectre de la guerre inquiète les Balkans George Bodnăraş, un jeune photographe ukrainien roumanophone, se rend quotidiennement au siège de l’administration régionale (...)

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