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Culture en Serbie : « il reste une chance, prendre son passeport et ’ciao’ ! »

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En Serbie, la culture est l’un des parents pauvres des politiques publiques. Pire, le ministère de tutelle n’a aucun projet et toutes les institutions sont gangrénées par la corruption. Le comédien Miki Manojlović, qui vient de démissionner de la direction du Centre national du Cinéma, dresse un bilan très dur pour la politique culturelle serbe. À ses yeux, il ne reste qu’une seule solution pour les talents : partir !

Propos recueillis par Radmila Stanković Le comédien Predrag Miki Manojlović vient de donner sa démission du poste de président du conseil du Centre National du Cinéma serbe (FCS) en plein processus de réforme des lois encadrant le cinéma. Dans sa lettre, il explique ainsi sa décision : « Convaincu que les efforts que j’ai investi durant deux années dans le perfectionnement du Centre National du Cinéma serbe et l’aide à l’élaboration de bases solides pour le cinéma serbe, se sont une fois de plus avérés inutiles, je vous remets ma démission du poste de président du Conseil que vous m’avez confiée. » NIN (N.) : L’Europe, le monde du cinéma et des (...)

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