Le Courrier des Balkans

Bulgarie : la santé publique malade de la crise et de la corruption

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D’année en année, les citoyens bulgares doivent payer de plus en plus de pots-de-vin pour se faire soigner. Pourtant, l’état du système sanitaire est globalement bon, avec un nombre d’hôpitaux et de praticiens supérieur aux moyennes européennes. Cependant, de profondes disparités régionales subsistent, alors qu’avec la crise, les médecins partent pour l’étranger et que l’état de santé de la population se dégrade.

Par Jaklina Naumovski (Avec Novinite et Sega) - En Bulgarie, ce ne sont ni les hôpitaux, ni les médecins spécialistes qui manquent, mais le système de santé est inefficace et corrompu : voilà ce qu’indique le rapport publié sur le site internet du ministère de la Santé. D’après celui-ci, le montant des pots de vin s’élèverait, chaque année, à près de 120,7 millions de levs (un peu plus de 60 millions d’euros) remis sous forme de dons pour certains services : cela représenterait 3,6% du total des dépenses publiques de santé. C’est un véritable défi pour les responsables politiques qui, d’après la stratégie nationale de santé pour la période 2014-2020, (...)

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