Bosnie-Herzégovine : à Velika Kladuša, des réfugiés, des usines en ruine mais toujours un seul patron

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C’est un cul-de-sac à l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, à la frontière de la Croatie où s’entassent depuis des mois des milliers de réfugiés. Autrefois, le géant Agrokomerc faisait la fortune de Velika Kladuša, mais aujourd’hui tout le monde veut en partir. Sauf son maire Fikret Abdić, le « parrain » qui règne sur la ville depuis plus de trente ans. Reportage.

Par Dženana Karabegović et Amir Purić Fikret Abdić dit « Babo », « le Père », comme ses concitoyens aiment le surnommer, n’est plus apparu en public depuis deux ans et le début de son mandat de maire. Il gère la ville en famille, sa fille et son fils sont ses conseilleurs, mais ils ne répondent pas au téléphone. Selon Rifat Dolić, l’ancien président de la Communauté démocratique populaire, la parti de Fikret Abdić, qui dirigeait la ville à l’époque où son patron purgeait une peine de prison en Croatie pour des crimes de guerre, la municipalité de Velika Kladuša est la propriété privée de la famille Abdić. « Il n’existe aucun autre exemple dans le (...)

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