« Syndrome Italie » : la déprime des femmes de l’Est parties travailler à l’Ouest

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En janvier dernier, une nouvelle expression est apparue dans la presse roumaine, le « syndrome Italie ». Elle décrit cette forme spéciale de dépression qui touche les femmes d’Europe de l’Est parties travailler comme aides à domicile dans les pays d’Europe de l’Ouest – Italie, Autriche et Allemagne en tête. Scena9 est allée à la rencontre de certaines de ces femmes de sacrifice.

Par Diana Meseșan / Illustrations : Roma Gavrilă En italien, on dit badanta,pflegerin en italien, îngrijitoare en roumain. Et en français : aide à domicile. Gabi Perciu a 46 ans, elle vient d’Anina, une ancienne ville minière de la région de Caraș-Severin, dans l’ouest de la Roumanie. Sa jeunesse, dans les années 1990, coïncide avec la décadence de la ville. Souvent elle s’est couchée la faim au ventre, pour garder un bout de pain à donner à sa petite fille Paula. Un jour – il y a 17 ans – elle a décidé de partir gagner sa vie en Italie. Ce fut d’abord la cueillette des fruits, puis l’aide à domicile. Après l’Italie, Anina est allée travailler en (...)

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