Lanceurs d’alerte en Serbie : témoigner, mais pour quoi faire ?

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La Serbie dispose d’une loi censée protéger les lanceurs d’alerte, mais bien peu de citoyens osent dénoncer les cas de corruption dont ils sont témoins, par peur de représailles. De fait, dans la plupart des cas, les affaires révélées sont enterrées par les institutions et la justice, et les lanceurs d’alerte sont ostracisés.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Selon Vladimir Radomirović, rédacteur en chef du site d’investigation Pištaljka, les lanceurs d’alerte permettent en Serbie de sortir de nombreuses affaires, mais plus nombreux encore sont les citoyens qui se taisent « par peur de représailles ou par conviction que rien de ne sera fait ». La Serbie dispose pourtant d’une loi sur la protection des lanceurs d’alerte et environ 30 personnes ont reçu jusqu’à présent une protection juridique après avoir osé témoigner. « Ce problème n’est pas propre à la Serbie. On observe des représailles contre les lanceurs d’alerte partout dans le monde, aux (...)

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