Serbie : dans la Fruška Gora, la forêt protégée est devenue une scierie

| |

Avec ses 26 000 hectares de forêt, le parc national de la Fruška Gora, en Voïvodine, est un trésor de biodiversité, censé être protégé par l’État. Mais l’abattage massif des arbres, avec la complicité des autorités et de l’Église orthodoxe serbe, a des effets désastreux sur l’environnement. Reportage.

Par Milica Čubrilo-Filipović Le Parc national de la Fruška Gora confirme que l’exploitation forestière est bien sa principale source de revenus : en 2020, sur son budget de 356 millions de dinars (environ 3 millions d’euros), 55% provenaient de revenus de la coupe des arbres, 6% des subventions, 30% des redevances pour l’utilisation de la zone (carrières, sources d’eau, etc.), 3% de la pêche. « Le résultat de ce modèle de gestion, où seulement 3% des 26 000 hectares du parc national ne sont pas coupés, est dévastateur », regrette Draženko Rajković, ornithologue au Centre pour les recherches en biodiversité de Novi Sad. « Des arbres centenaires (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous