Kosovo : Rada Trajković, « prisonnière politique » à Belgrade

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Rada Trajković serait menacée par des « extrémistes albanais ». Mais pour cette figure de l’opposition serbe au Kosovo, le vrai danger vient plutôt des cercles proches du pouvoir de Belgrade qui l’ont désignée comme cible aux yeux de l’opinion.

Par Ph. B. « J’étais dans un café à Belgrade avec des amis quand la police m’a appelée », raconte Rada Trajković, la présidente du Conseil européen pour le Kosovo et pionnière du dialogue serbo-albanais. « On m’a dit que ma vie était menacée par des extrémistes albanais. Ça m’a semblé bizarre, car ça ne m’était jamais arrivé auparavant, et j’ai demandé à voir les informations. Mais la police m’a répondu qu’il lui fallait quelques jours avant de me les fournir et m’a conseillé de rester à Belgrade plutôt que de redescendre chez moi, au Kosovo. » Dans une lettre au ministère de l’Intérieur et au chef de la police, Rada Trajković a tout d’abord remercié les (...)

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