Saisonniers bulgares : dans la solitude des champs de tomates d’Italie du Sud

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Ils dorment dans des baraquements insalubres, et touchent une trentaine d’euros par journée d’un épuisant labeur dans les champs d’Italie du Sud — non sans devoir verser leur dîme aux caporali qui les ont recruté, les « protègent » et les surveillent. Soutenus par les « structures parallèles » de la mafia, les grands domaines agricoles ont besoin de cette main-d’œuvre quasiment servile.

Par Bojan Stanislavski Le traitement brutal auquel sont soumis les travailleurs saisonniers en Italie a de nouveau fait la une des médias bulgares. Un reportage intitulé Une affaire italienne a été diffusé sur la chaîne de télévision bTV, suscitant l’émotion de l’opinion publique. L’action de ce film d’horreur se situe à proximité de la ville italienne de Foggia, dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie, mais l’histoire commence bien avant, en Bulgarie, dans les régions les plus pauvres où le niveau de vie et les conditions de travail ne valent guère mieux que celles du tiers-monde. La comparaison peut sembler exagérée, mais la (...)

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