Les grandes épidémies du passé • Quand le hospodar de Valachie apporta la peste avec lui

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On l’appelle la « peste de Caragea », du nom du prince nommé par les Ottomans pour régner sur la Valachie, le sud de l’actuelle Roumanie. La peste ravageait déjà Constantinople quand il partit pour Bucarest, à la fin de l’année 1812, emmenant l’épidémie avec lui. Le « patient zéro » serait un membre de la cour princière. Récit d’une année d’horreur, il y a 200 ans.

Par Florentin Cassonnet Mais pourquoi les travailleurs des pompes funèbres n’avaient-ils pas peur d’être contaminés ? « Ils n’avaient plus peur, car la plupart avaient déjà souffert deux ou trois fois pendant les épidémies passées. La peste, comme beaucoup d’autres maladies mortelles et collantes, est très dangereuse au début mais devient un peu moins violente chez ceux qui ont déjà été malades », écrit Ion Ghita. « Les travailleurs des pompes funèbres étaient recrutés parmi les anciens malades qui avaient échappé à la mort. D’une manière empirique, on était conscient du fait que ces personnes-là étaient devenues immunes », observe Octavian Buda. Le (...)

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