« Les Fossoyeuses » ou l’impossible deuil des disparus de Bosnie-Herzégovine

| |

La journaliste Taina Tervonen raconte plus de dix années d’enquête de terrain sur les disparus dans la région de Prijedor, dans le nord de la Bosnie-Herzégovine. Un récit sur « un travail très lent, très dur, qui permet de rendre sa dignité à celui qui a perdu son identité et aux survivants de vivre ». Entretien.

Propos recueillis par Aline Cateux Taina Tervonen est documentariste et journaliste indépendante pour la presse finlandaise et française. Elle écrit sur la famille, les migrations, les récits de vie. En 2019, elle a publié chez Fayard Au pays des disparus, une enquête sur migrant anonyme décédé à bord du chalutier clandestin qui avait fait naufrage dans les eaux internationales au large de la Libye. Son dernier récit, Les Fossoyeuses, raconte plus de dix ans de travail journalistique sur de la question des disparus dans la région de Prijedor, au nord de la Bosnie-Herzégovine. Une rencontre entre Senem, anthropologue judiciaire, et Darija, (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous