Cinéma slovène : « les actions se muent en paroles et les paroles en histoires »

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À 39 ans, avec cinq documentaires et deux fictions à son actif, Matjaž Ivanišin est l’un des nouveaux visages du cinéma slovène. Après le très intéressant Playing Men en 2017, il revient avec un nouveau long-métrage plus expérimental, Oroslan. Le Courrier des Balkans a rencontré le cinéaste en marge du Festival du film de Trieste.

Par Nikola Radić CdB : La dualité (intime/universel, individuel/collectif...) semble être au cœur même de ton œuvre. Cherches-tu toujours à construire tes films autour d’une dichotomie ? M.I. : Cela s’impose de soi-même. En fait, je n’aime pas qu’on cherche des histoires censées être universelles. C’est quoi, une histoire universelle ? Je pense qu’elle doit d’abord être locale, individuelle, avant de s’adresser éventuellement à quelqu’un d’extérieur qui ne comprendra peut-être pas tout mais avec qui l’histoire pourra résonner à un niveau poétique. CdB : Dans Playing Men, la passion qu’éprouvent les hommes pour leurs jeux est stupéfiante. Comment (...)

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