Festival du Film de Sarajevo : « Pour tourner en Bosnie-Herzégovine, il faut être masochiste »

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Elle est l’une des réalisatrices les plus en vue des Balkans. Ines Tanović filme sa ville natale Sarajevo et les habitants qui y vivent pour montrer « la folie » de la société bosnienne. Le Courrier des Balkans l’a rencontrée, quelques jours après la première de son dernier film, Le Fils.

Propos recueillis par Nikola Radić / Photos de Nemanja Knežević CdB : On parle beaucoup de l’égalité hommes-femmes au cinéma ? Qu’en est-il en Bosnie-Herzégovine ? I.T. : Dans les Balkans, il existe de nombreux autres problèmes, mais au moins nous sommes plutôt bien positionnés en ce qui concerne la parité au cinéma. Je ne me suis jamais sentie menacée comme auteure. Même avant la guerre, en Bosnie et dans toute la Yougoslavie, il existait d’excellentes réalisatrices qui ont eu toutes les conditions pour travailler et présenter leurs films. En ce sens, nous avons le privilège d’être sur un même pied d’égalité avec nos collègues réalisateurs. (...)

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