Entre deux mondes, la vie suspendue des femmes immigrées en Grèce

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Anna, Maria et toutes les autres. En Grèce, elles sont des milliers à venir d’Albanie, de Bulgarie, de Moldavie, de Pologne ou de Roumanie et à travailler à domicile auprès de personnes dépendantes. La plupart d’entre elles n’ont aucun contrat de travail et se saignent pour envoyer un peu d’argent à leurs familles restées au pays. Reportage.

Traduit par Florentin Cassonnet Maria vit en Grèce depuis 16 ans. Elle n’a pas seulement appris la langue. La petite-fille de la femme dont Maria s’est occupée pendant sept ans dit que, à part sa propre famille, Maria est la seule personne qui se souvient chaque année de son anniversaire et des anniversaires de tous les gens de la famille. Maria a été intégrée aux familles dont elle s’occupe. Elle se met parfois à les aimer. « C’était comme à la maison là-bas. Ils me demandaient comment on célèbre noël en Ukraine. » Ses yeux se remplissent de larmes. Comme la plupart des femmes qui s’occupent de personnes âgées en Grèce, Maria est restée avec (...)

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