Grèce : « Moria n’existe plus, mais rien n’a changé pour les réfugiés »

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Les 8 et 9 septembre 2020, le camp de Moria, le plus grand d’Europe, partait en fumée, ravagé par deux incendies. Un an après, les demandeurs d’asile ont été relogés dans une nouvelle structure moins surpeuplée, mais dans des conditions toujours précaires, plus isolés que jamais. Entretien avec Konstantinos Psykakos, chef de mission pour Médecins Sans Frontières à Lesbos.

Propos recueillis par Marina Rafenberg Le 9 septembre, une cinquantaine d’ONG ont critiqué la « politique de confinement » des demandeurs d’asile dans des camps de Grèce, un an jour pour jour après l’incendie du camp de Moria sur l’île de Lesbos. La Grèce poursuit « une politique néfaste axée sur le confinement des demandeurs d’asile et des réfugiés », dénoncent les ONG signataires d’une tribune commune, parmi lesquelles Amnesty International, Human Rights 360, le Conseil Grec pour les Réfugiés. « Avec le soutien financier et technique de la Commission européenne, les autorités en Grèce construisent des clôtures et des murs autour d’une dizaine de (...)

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