Énergie nucléaire en Turquie : à Mersin, la bataille de l’atome

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La Turquie espère ouvrir sa première centrale nucléaire en 2023, lors du centenaire de la République. Pour y parvenir, Ankara mise sur le savoir faire de la Russie, son partenaire énergétique privilégié. Dans la région côtière méridionale de Mersin, les opposant·e·s se battent pour faire annuler la construction de la centrale d’Akkuyu malgré les pressions de l’AKP. Reportage.

Par Selin Kaya C’est une grande salle d’exposition au rez-de-chaussée d’un immeuble du centre de Mersin, au sud de la Turquie, à quelques heures de route des plages touristiques d’Antalya. Le Centre d’informations sur la centrale nucléaire d’Akkuyu semble pourtant bien peu fréquenté, malgré l’importance du projet né dans les années 1960 et remis au goût du jour par les autorités du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir. À 150 kilomètres à l’ouest de Mersin, sur les rives de la Méditerranée, la centrale d’Akkuyu devrait voir le jour d’ici le centième anniversaire de la République turque, en 2023. L’entreprise russe Rosatom est en (...)

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