Bosnie-Herzégovine : les réfugiés pris en otages du mille-feuille institutionnel

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La complexité du système institutionnel bosnien ne joue pas en faveur des réfugiés. Le 30 septembre dernier, les autorités du canton d’Una-Sana et celles de la municipalité de Bihać ont pris la décision unilatérale d’évacuer le camp de Bira, à la grande surprise du ministère de la Sécurité intérieure. Depuis, tout le monde se refile la patate chaude : que faire de ces centaines de personnes qui dorment tous les soirs dans les rues ?

Traduit et adapté par Aline Cateux (article original) La municipalité a donné cinq hectares de terre pour construire le camp et a pris en charge, avec l’aide du canton, une partie des frais de fonctionnement, ce que l’UE avait demandé. L’argent de l’État bosnien se fait en revanche attendre, car le Conseil des ministres n’a toujours pris aucune décision en ce qui concerne la fermeture du camp de Bira et l’ouverture de celui de Lipa. Deux millions et demi d’euros prévus pour l’accueil des migrants n’ont donc pas pu être débloqués. Selmo Cikotić estime ainsi que le problème n’est pas financier mais politique. Reste que pour l’instant, pas un (...)

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