Koha Ditore

Schengen et les Balkans : confessions d’un échec

| |

Cruel constat d’échec. Pour la jeunesse balkanique, la porte de l’Europe, fermée par verrou de Schengen, est le symbole d’un avenir sans illusion. Espoirs blessés pour un futur que l’on n’ose espérer radieux. Les récits recueillis à l’issue d’un concours d’écriture intitulé "En attendant un visa Schengen" livrent un portrait sans fard de la détresse de la jeunesse et de l’ensemble des sociétés balkaniques.

Par Kim Mehmeti Je lis des centaines de récits du concours balkanique "En attendant un visa Schengen" où les meilleurs concurrents doivent être sélectionnés. Les jeunes d’ici, chacun dans sa langue natale, mais avec les mêmes mots de fierté blessée racontent leurs expériences de ces longues files d’attente devant les ambassades des pays occidentaux. Ils racontent leurs espoirs et leurs désespoirs, alors qu’ils attendent l’ouverture d’une des hautes portes de la forteresse de Schengen, pour que l’on colle sur l’une des pages de leurs passeports cette feuille colorée qui offre la possibilité de sortir de ce gouffre balkanique profond et de partir là-bas (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous